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9 May 2021
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Menace sur la boutique grandes lignes de la gare

C’est une bien mauvaise nouvelle qui tombe sur les usagers chellois de la SNCF, alors que l’on fête aujourd’hui même les 15 ans de la gare routière. Selon nos informations, l’agence de réservation de billets grandes lignes, située dans la galerie commerciale de la gare, tout près de son homologue dédiée au Transilien, ne devrait pas passer l’hiver.

L’ensemble des boutiques de la ligne Paris-Est concerné

Bien que le personnel de la boutique, qui compte quelques agents, n’en a pas encore été informé officiellement, l’annonce a bien été faite par la direction de l’opérateur ferroviaire aux différentes confédérations syndicales, en juin dernier. La boutique chelloise fait partie d’un vaste plan de fermeture, qui concerne l’ensemble des points de vente grandes lignes de la ligne Paris-Strasbourg, allant de la capitale à Château-Thierry (Aisne).

Toutes seraient condamnées à plus ou moins brève échéance, à commencer par celle de Meaux ces prochaines semaines, entraînant par là même la « suppression de 90 emplois », selon les mots de Patrick Belhadj, responsable de la CGT Paris-Est. « Ce plan répond à une politique globale de dématérialisation des points de vente grandes lignes au profit de la réservation par téléphone ou sur Internet », croit savoir l’élu syndical. Contactée par Le Chellois, la direction de SNCF Paris Est n’a pas confirmé l’information pour le moment.

Le FN dénonce la fermeture d’un « service de proximité »

A Chelles, certains élus n’ont pas attendu pour tirer la sonnette d’alarme. Dans le dernier numéro de Chelles Mag, les conseillers municipaux FN ont ainsi pris leur plume pour dénoncer la fermeture de ce qu’ils considèrent comme un véritable « service de proximité ». « Si la boutique vient à fermer, les Chellois devront retirer leur billet de train grande ligne à la gare de l’Est ou à Marne-la-Vallée Chessy », dénonce Alain Tapprest, qui s’inquiète pour les « personnes non-véhiculées », celles qui « ne sont pas titulaires du Pass Navigo » ou celles qui « ne savent pas se servir d’Internet ».

Dans leur tribune, les élus frontistes n’hésitent pas à faire un lien entre cette fermeture et la création d’un tiers-lieu, de l’autre côté de la voie de chemin de fer. Ce projet, mené par la SNCF, en collaboration avec la mairie et le groupe immobilier Hoche, prévoit la construction d’un immeuble abritant des espaces de co-working, à l’angle des avenues Foch et de Tassigny. De la « poudre aux yeux » pour Alain Tapprest, qui voit là un moyen de « faire passer la pilule » auprès de Chellois.

 

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